Le Kenya débute le recrutement des 1 000 agents à déployer en Haïti

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Parallelement à l’action intentée en justice contre la participation du Kénya à une force multinationale en Haïti, le gouvernement kenyan a commencé à recruter les 1 000 policiers qu’il prévoit d’envoyer dans ce pays pour diriger la mission multinationale de soutien à la sécurité, selon ce qu’annonce la presse kenyane. Cette mission devrait comprendre des spécialistes en langue des signes, des prêtres ainsi que des pasteurs.

Parmi les recrues se trouvent des officiers d’affectation spéciale qui seront rejoints par des officiers spécialisés, dont 35 chauffeurs, six spécialistes des langues des signes, 12 prêtres et pasteurs ainsi que 8 mécaniciens.

Une note de service datée du 7 octobre envoyée à toutes les unités des services généraux (GSU) obtenues par Kenyans.co.ke indique que les agents devaient être nommés par leurs superviseurs. Ils devraient également appartenir au grade de caporal de police ou de gendarme de police.

Tous les agents en affectation spéciale doivent posséder plus de cinq ans d’expérience au sein du Service national de police (NPS), âgés de 20 à 40 ans, et ne pas avoir eu plus de deux condamnations au cours de leur vie.

Les autres exigences sont que les militaires doivent être en forme mentalement et physiquement. Ils doivent avoir des compétences de tir, maîtriser l’anglais et avoir un commandement et un contrôle clairs.

Le Kenya, qui a accepté de diriger la mission de paix dans le pays en difficulté, attend l’approbation du Parlement kényan pour commencer à travailler.

La Haute Cour du Kenya a interdit lundi le déploiement des forces de sécurité du pays dans d’autres pays pendant deux semaines, jusqu’à ce qu’une plainte déposée par un homme politique local contestant une telle action comme étant inconstitutionnelle soit examinée.

Cette contestation survient après que le Kenya a accepté de diriger une force multinationale pour lutter contre la violence des groupes armés en Haïti, à la suite d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies approuvée la semaine dernière. La mission serait financée par des contributions volontaires, les États-Unis promettant jusqu’à 200 millions.

L’ancien candidat à la présidentielle, Ekuru Aukot, a déposé vendredi une pétition contre le déploiement des forces kenyanes, arguant que la loi autorisant le président à le faire était contraire aux articles de la Constitution.

La pétition de M. Aukot reproche également au président William Ruto d’avoir accepté de diriger la mission internationale de maintien de la paix alors que le Kenya est aux prises avec des problèmes de sécurité découlant des attaques des militants et, plus récemment, d’affrontements ethniques.

Le juge de la Haute Cour, Chacha Mwita, a accordé lundi aux personnes mises en cause dont M. Ruto, le ministre de l’Intérieur et l’inspecteur général de la police trois jours pour déposer une réponse à la requête de M. Aukot.

La prochaine audience du tribunal est fixée au 24 octobre.

Source: Gazette Haiti News

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