Haiti/Protestations: pour l’ONU, ce sont les gangs qui avaient gagné les rues contre le gouvernement

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À travers une interview accordée ce dimanche 18 septembre 2022, le secrétaire général de l’ONU a affiché clairement son soutien à la décision du gouvernement haïtien de mettre fin à la subvention du carburant. Antonio Gutteres estime qu’on « devrait subventionner les familles et pas le carburant »

C’est une déclaration choc qui survient alors que la population crache sa colère contre la fin de la subvention du carburant, synonyme de hausse des prix des produits pétroliers. Depuis cinq jours, les rues sont barricadées. Les scènes de pillage sont en cascade. Des morts. Des blessés par balles. Tout pour protester contre cette augmentation.

Sur France 24 et RFI, Antonio Gutteres était appelé à réagir sur les protestations populaires découlant de la décision du gouvernement de mettre fin à la subvention du carburant et du coup augmenter les prix dans les stations de service. 

« Du point de vue, je dirais, des principes, je crois qu’on devrait subventionner les familles et pas les carburants », répond Antonio Guterres expliquant que « ce n’est pas exactement la même chose, parce que cela permet aux familles d’obtenir les ressources dont elles ont besoin et cela ne se traduit pas dans un bénéfice pour les combustibles fossiles. »

Dans son message véhiculé par son porte-parole il y a quelques jours, Antonio Gutteres avait demander aux protagonistes de la crise de s’atteler à permettre que la Police Nationale d’Haïti puisse jouer son rôle de protéger la population. Dans cette interview, Antonio Guterres dit croire qu’il faut avoir en Haïti, une force qui puisse vraiment mettre de l’ordre en raison de la mainmise et la force des gangs armés.

Depuis plus d’une semaine, la capitale et les villes de province sont en effervescence. Partout et ailleurs, la fumée monte dans le ciel. Les pneus enflammés et les barricades sont partout. Ajouté à cela, les scènes de pillage, de vandalisme et de violence. Pour Antonio Guterres, ce ne sont pas des mouvements politiques.

« Ce ne sont pas des mouvements politiques, ce sont des gangs malheureusement infiltrés aussi par des gens liés au pouvoir économique et au pouvoir politique », soutient-il.

Ce dimanche, l’ambassade des États-Unis en Haïti s’est lui aussi prononcée sur la situation. Les USA ont condamné les actes de pillage perpétrés dans les institutions sans se positionner sur la décision du gouvernement de mettre fin à la subvention du carburant. Si la population dans les rues réclame tout aussi la démission de Ariel Henry, l’ambassade préconise un accord politique entre les protagonistes.

Source: Gazette Haiti news

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