À la Une: au Brésil, un militant du PT assassiné par un pro-Bolsonaro

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Au Brésil, un militant du Parti des travailleurs, le parti du candidat à l’élection présidentielle Lula Inacio da Silva, a été tué par un sympathisant du président sortant Jair Bolsonaro qui lui aussi brigue la présidence. Ça s’est passé dans le sud du pays, à Foz do Iguaçu. Marcelo Arruda était en train de fêter son 50e anniversaire avec ses camarades du parti lorsqu’un surveillant pénitentiaire a fait irruption avec une arme. Il a affirmé qu’il reviendrait pour tuer tout le monde, selon des témoignages recueillis par Carta Capital.

Une vidéo de surveillance montrant la scène a été publiée par le site d’information G1. Jorge Guaranho tient parole, il revient effectivement un peu plus tard, sort son arme et ouvre le feu sur Marcelo Arruda. Entre-temps, ce dernier a, lui aussi, pu se procurer une arme avec laquelle il tire également sur son agresseur avant de succomber à ses blessures. Le militant pro-Bolsonaro a été hospitalisé, il est dans un état grave, mais stable.

Peur de violences politiques

Selon les autorités locales citées par G1, le mobile du meurtre est probablement politique. Lorsqu’il s’est présenté pour la première fois, le tueur présumé a crié des slogans pro-Bolsonaro. Selon le journal Folha de São Paulo, la campagne présidentielle qui n’a pas encore officiellement débuté, est déjà très tendue. Il y a un risque que ces actes isolés se multiplient, écrit Folha de São Paulo.

Le quotidien note que le président Bolsonaro n’a pas appelé au calme. Il a certes condamné toute violence, mais en ajoutant que les auteurs de violences sont généralement à chercher parmi les sympathisants de gauche. Il convient de rappeler que le président d’extrême droite a depuis son arrivée au pouvoir facilité l’accès aux armes au Brésil. Ce week-end, des centaines de personnes avaient d’ailleurs manifesté à Brasília pour revendiquer le droit de s’en procurer.

Premier anniversaire des manifestations anti-gouvernementales à Cuba

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Il y a un an, à Cuba, le 11 juillet 2021, des Cubains descendaient massivement dans la rue pour protester contre la situation économique et pour plus de libertés politiques, du jamais vu en six décennies. La presse officielle cubaine revient sur ces évènements. Le journal Granma cite le président cubain Miguel Diaz Canel qui admet que la situation économique et sociale est « complexe », mais que le pays va s’en sortir malgré un « blocus » plus important que celui des années 1960 ou 1970. S’agissant des manifestations du 11 juillet dernier, le président cubain affirme de nouveau que ces rassemblements ont été orchestrés par « des ennemies de la révolution ». Pour lui, le premier anniversaire des manifestations est plutôt une occasion de célébrer « la victoire du peuple cubain sur l’impérialisme ».

Dans la presse proche de l’opposition, le ton est différent. Le site d’information 14ymedio nous apprend que le célèbre opposant Guillermo Farinas a été arrêté vendredi dernier, selon les informations divulguées par sa fille. Une arrestation qui, d’après 14ymedio, ne relève pas du hasard à trois jours de l’anniversaire des manifestations anti-régime. Le journal en ligne précise que Guillermo Farinas vient de rédiger un rapport, avec d’autres opposants, sur les violences policières pendant la répression des manifestations, violences qui ont coûté la vie à un jeune de 17 ans, Zinadine Zidan Batista Alvarez.

Le Canada s’excuse pour le traitement de soldats noirs pendant la Première Guerre mondiale

Au Canada, le mea culpa du gouvernement : le Premier ministre Justin Trudeau s’est excusé auprès des descendants de militaires afro-canadiensC’était ce week-end lors d’une cérémonie en Nouvelle-Écosse. Le chef du gouvernement s’est adressé aux descendants du 2e Bataillon de construction, « la seule unité entièrement composée de Noirs du Canada qui a servi pendant la Première Guerre mondiale », écrit Le Devoir.

Des volontaires repoussés à cause de leur couleur de peau

Selon le journal, les 600 soldats de ce bataillon ont été victimes de racisme. Ils s’étaient portés volontaires pour combattre sur le front en Europe, mais leurs candidatures ont été refusées à cause de leur couleur de peauLes soldats« n’étaient pas souhaités dans ce qui était considéré comme une guerre d’hommes blancs », écrit Le Devoir. Finalement, ils ont eu l’autorisation de rejoindre le front, mais seulement en tant que bataillon non combattant.

« Ils n’ont jamais eu le même soutien et les mêmes possibilités que leurs camarades blancs », a déclaré Justin Trudeau, en reconnaissant aussi qu’à leur retour, « les membres du 2e Bataillon de construction n’ont jamais reçu l’accueil en héros qu’ils méritaient ». Selon Le Devoir, de nombreux descendants de ces militaires sont satisfaits de ces excuses, qui permettront de mieux faire connaître l’histoire de leurs ancêtres.

Source: rfi.fr

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