Des migrants haïtiens protestent contre les Etats-Unis après la mort de deux d’entre eux au Mexique

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Asylum seekers relatives of Calory Archange, react during a funeral service for two Haitian men who died in the city on May 5th in Tijuana, Baja California state, Mexico, on June 2, 2022. - The funeral organized by Haitian Bridge Alliance was open to the Haitian community and the media to raise awareness of racism that black migrants face in Mexico. According to the Alliance press on May 5, two Haitian migrants died in Tijuana on separate events, Jocelyn Anselme, 34, was murdered during a robbery and Calory Archange, 30, died from a heart attack after medical care was denied to him. (Photo by Guillermo Arias / AFP)

Des migrants haïtiens bloqués à la frontière des Etats-Unis à Tijuana dans le nord-ouest du Mexique ont dénoncé jeudi la politique migratoire de Washington après la mort de deux d’entre eux dans la ville-frontière.

Jocelyn Anselme, 34 ans, a été assassiné par balles lors d’une attaque à main armée, et Calory Archange, 30 ans, est mort d’un infarctus sans avoir reçu de soins médicaux, a dénoncé l’association Haitian Bridge Alliance. 

“Nous sommes ici pour exiger la fin des politiques et des lois américaines qui tuent nos frères”, a déclaré sa directrice Guerline Joseph.

Joseph a dénoncé le Titre 42, une loi sanitaire réactivée par Donald Trump en mars 2020 au début de la pandémie, pour l’expulsion immédiate des étrangers sans-papiers arrêtés aux Etats-Unis.

Le président américain Joe Biden voulait lever le Titre 42 le 23 mai, mais un juge conservateur saisit par des Etats du sud s’y est opposé.

“Notre frère Calory est mort parce qu’il a été forcé de rester au Mexique au nom du Titre 42”, a estimé l’activiste haïtienne.

De son côté, Nicole Ramos, l’avocate de l’organisation “Al otro lado” (de l’autre côté) a accusé le gouvernement mexicain de ne pas protéger suffisament les migrants qui traversent le Mexique vers les Etats-Unis.

Les Haïtiens se sont ajoutés aux migrants d’Amérique centrale (Guatemala, Honduras, Salvador) qui tentent ce voyage dangereux, pris entre deux feux: le crime organisé et les autorités migratoires.

Source: AFP

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