Daniel Foote dénonce à nouveau la politique des États-unis en Haïti et leur soutien au premier ministre Ariel Henry

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L’ancien envoyé spécial américain en Haïti, Daniel Foote qui avait remis sa démission en raison de la politique qu’appliquent les États-unis en Haïti et les mauvais traitements infligés aux immigrants haïtiens, a de nouveau dénoncé, jeudi 7 octobre, son pays qui soutient le gouvernement d’Ariel Henry en Haïti et néglige le phénomène de l’insécurité en déportant les Haïtiens qui cherchent une vie meilleure. Selon Daniel Foote, les Haïtiens considèrent la politique américaine comme une ingérence.

Daniel Foote n’a pas changé de position et continue de dénoncer, lors de son intervention devant le congrès américain, la façon dont les États-unis appliquent leur politique en Haïti.

A la question du congressman Chris Jacobs, lui demandant s’il y a d’autres raisons au-delà de l’immigration qui a conduit à sa démission, Daniel Foote explique : « la cause première est que les Haïtiens ont l’impression qu’ils n’ont pas eu la chance de choisir leurs propres dirigeants politiques. La communauté internationale intervient toujours. Si nous soutenons leurs solutions, les choses iront beaucoup mieux. L’élite politique a violé le pays », répond l’ancien envoyé spécial qui critique l’administration Biden de soutenir le premier ministre Ariel Henry.

« Quand j’ai élucidé le problème au Département d’État, cela ne devait pas arriver. Mais, nous avons eu un désaccord sur la politique et sur la position de l’ambassade américaine à Port-au-Prince (qui supporte Ariel Henry) », poursuit l’ambassadeur Daniel Foote qui explique au congressman Mike Levin que les États-unis soutiennent le premier ministre Ariel Henry à travers le Core group. Selon Foote, un changement du gouvernement  est risqué pour les États-Unis, (l’administration Biden).

Le diplomate Daniel Foote indique que les différentes « interventions politiques américaines en Haïti n’ont jamais fonctionné ». « J’ai vu cela se développer en temps réel après le séisme de 2010. Je me sens responsable, affirme M. Foote. Nous avons toujours privilégié la stabilité aux causes profondes de l’instabilité en Haïti ».

Dans ce contexte, Daniel Foote raconte qu’il faut une solution haïtienne aux problèmes d’Haïti non celle de l’administration américaine. « Nous ne savons pas comment réparer Haïti. Nous avons besoin d’Haïtiens dans la salle, nous avons besoin de solutions haïtiennes. La dernière fois, en 2010, l’essentiel de l’argent est allé à de grandes ONG américaines basées à Washington », déplore l’ancien envoyé spécial en Haïti.

A partir de tout cela, Daniel Foote souhaite faire comprendre aux représentants du congrès que les États-unis doivent laisser les Haïtiens décider de l’avenir de leur pays, et doivent cesser en ce sens d’appuyer Ariel Henry dont la communauté internationale a fait premier ministre. « Les Haïtiens voient cela comme une ingérence et ne sont pas contents. Et, ils ne voient pas le gouvernement actuel comme crédible », déclare le diplomate Foote.

Soutenant les démarches de la commission de la société civile en Haïti, Daniel Foote confirme que « les groupes sont très proches d’un accord (plus large), tant que les États-Unis n’insistent pas sur l’implication d’Henry ». « j’espère que les États-Unis cesseront de soutenir le gouvernement Henry », a lâché l’ambassadeur Daniel Foote.

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