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Selon le Journal Nouvelliste, Le ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural a reçu officiellement, ce matin, un premier lot de 30 000 d’une commande de 155 400 sacs d’engrais afin de planifier la prochaine campagne agricole et la campagne rizicole dans la vallée de l’Artibonite. Selon les responsables, ces fertilisants sont subventionnés à hauteur de 33% et seront acheminés dans tous les départements géographiques du pays d’ici les prochaines 24 heures.

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L’air heureux, accompagné du directeur général du ministère de l’Agriculture, Branly Eugène, et du coordonnateur du programme de subvention de fertilisants, Jacques Alix, le ministre de l’Agriculture, Carmel André Béliard, a reçu ce premier stock de fertilisants. Il s’agit de quatre qualités d’engrais différentes qui sont aptes à être utilisés tant au niveau des plaines qu’au niveau des montagnes humides. Cette nouvelle acquisition s’est effectuée à partir d’un programme bilatéral avec le Japon. La transaction, selon les autorités gouvernementales, répond à une nouvelle stratégie selon laquelle le ministère n’intervient pas directement dans le processus d’achat et de vente de fertilisants dans le pays.

À ce niveau, Damien joue le rôle de régulateur. Ce qui explique que ces fertilisants seront confiés à des opérateurs privés qui, de leur côté, assureront la vente de ces produits. Selon le coordonnateur du programme, Jacques Alix, les autorités gouvernementales ont déjà fixé le prix du sulfate à 750 gourdes et celui de l’urée à 1 000 gourdes. Des dispositions sont déjà adoptées afin de faire respecter ces nouveaux prix pour que la subvention de l’État ne serve pas à enrichir des spéculateurs au détriment de la classe paysanne.

Ces produits doivent contribuer à promouvoir un secteur agricole plus productif. C’est du moins le vœu du ministre de l’Agriculture qui affirme que cette action résulte de la volonté de l’administration de soutenir une agriculture rentable. Elle fait partie des efforts entrepris afin d’améliorer la production agricole, notamment les filières agroalimentaires dans l’optique d’accroître le revenu des producteurs. Le dessein du gouvernement, soutient le ministre, est de faire de l’agriculture un secteur générateur de revenus et de croissance.

Pour y arriver, le directeur général du ministère de l’Agriculture, Branly Eugène, croit que ces fertilisants arrivent à point nommé. « Ce sera un plus pour les riziculteurs qui s’apprêtent à emblaver leurs parcelles », affirme M. Eugène, ajoutant que les programmes de curage et de labourage n’accoucheront pas les résultats escomptés si les cultivateurs n’ont pas accès à des intrants de qualité.

Le constat est que la croissance du secteur agricole demeure véritablement faible. L’offre alimentaire est toujours caractérisée par son insuffisance face à la demande. Le déficit de production alimentaire rend le pays nettement dépendant des importations de produits alimentaires. En agissant sur les facteurs de production, les responsables croient, dans un avenir pas trop lointain, pourvoir diminuer la dépendance du pays à ce niveau. La disponibilité de l’eau dans les zones irrigables, la vulgarisation de nouvelles pratiques culturales sont parmi les actions déjà entreprises.

Les spécialistes du secteur sont d’avis que l’un des freins importants à l’amélioration de la productivité agricole demeure la faible disponibilité et l’accès très limité aux intrants agricoles tels que semences de qualité, fertilisants et pesticides. Pour l’instant, l’emphase est mise sur les fertilisants. Plusieurs qualités d’engrais sont disponibles en quantité sur le marché local à des prix subventionnés. Aux autorités de mettre les balises pour que ces produits soient vendus aux prix susmentionnés et servent effectivement à l’amélioration de la productivité agricole.





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