Mardi, lors de la cérémonie de prestation de serment du Président Jovenel Moïse devant l’Assemblée Nationale Youri Latortue, le Président du Sénat et de l’Assemblée Nationale, a délivrer un discours de circonstance.

Extraits du discours du Président de l’Assemblée Nationale :

« […] Après bien des péripéties, nous voilà enfin au bout d’un long, d’un très long processus électoral. Nous avons un Parlement qui fonctionne avec ses deux branches dont les effectifs seront au complet dans les prochains jours. Nous avons un président élu […]

Nous pouvons dire que ce jour est un grand jour pour notre pays. Le peuple haïtien a parlé. Il a choisi de confier les rênes du pouvoir à un homme jeune, un homme dynamique, un homme qui semble avoir des idées pour sortir notre pays de la misère et de l’instabilité politique qui freinent depuis trop longtemps sa croissance et son développement.

L’investiture d’un nouveau Président sorti des urnes, marque la fin de la transition et nous permet de dire que celle-ci est la dernière de notre histoire politique. Désormais, nous entrons dans une nouvelle ère de stabilité politique et de normalité institutionnelle. Nos amis de la Minustah vont pouvoir continuer et achever tranquillement leur retrait progressif, parce que les Haïtiens sont maintenant prêts à assumer pleinement leur responsabilité à travers la Police National d’Haïti et les Forces Armées Haïtiennes.

Monsieur le Président élu,

Nos compatriotes, ceux qui ont voté pour vous, ceux qui ont voté pour l’un ou l’autre de vos concurrents et même ceux qui, trop nombreux hélas, n’ont pas voté du tout : tous, ils attendent beaucoup de vous ! Ils attendent beaucoup de tous leurs élus, aussi bien parlementaires qu’élus locaux […]

Comme vous l’avez dit vous-même : vous êtes, désormais, le Président de tous les Haïtiens, indépendamment de leurs partis ou de leurs familles politiques et idéologiques !

La tâche qui vous est confiée est énorme et difficile. Les attentes de tous les secteurs de la vie nationale sont nombreuses et légitimes. Qu’il s’agisse de la sécurité, de la défense nationale, de la justice, de l’éducation, de la santé, de l’agriculture, de la sécurité alimentaire, des infrastructures, de la dépréciation de la monnaie nationale, de la protection de l’environnement, du climat des affaires, de l’équité de genre, de la formation des jeunes, de la création d’emplois ou de la lutte contre la pauvreté, tout est prioritaire, tout est urgent. Nous savons que nos ressources sont limitées et qu’il va falloir faire des choix.

Je crois pouvoir dire, sans crainte d’être démenti par mes pairs, que le Parlement haïtien et l’ensemble des parlementaires, sénateurs et députés, sont prêts à travailler avec vous dans l’intérêt de nos mandants.

[…] au moment où vous allez devenir le chef de l’exécutif, le législatif prend l’engagement devant la nation tout entière et devant le monde de remplir son rôle dignement. Par-delà les clivages idéologiques, par-delà les intérêts partisans, nous sommes déterminés à coopérer avec vous pour le renforcement des institutions.

[…] Nous croyons que, dans le respect mutuel, le dialogue et la concertation, nous pourrons surmonter nos divergences dans l’intérêt national, concilier nos contradictions et relever les multiples défis auxquels nous faisons face en commençant par une lutte sans merci contre la corruption. Oui ! Une lutte sans merci contre la corruption, cette gangrène qui empêche le développement réel du pays. […] »





Comments are closed.