g-14877Mercredi 19 août à Jérémie, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et l’Union Européenne procèderont au lancement de la Composante-Haïti du projet « Action contre la désertification en appui à la mise en œuvre du Plan d’Action National aux Îles Fidji et en Haïti, et la Coopération Sud-Sud dans les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) ».

Ce projet d’une durée de 48 mois (août 2015 / février 2019), financé à hauteur de 2.2 millions de dollars américain, entend développer des modèles de gestion durable des ressources naturelles, d’aménagement des terres et d’appui à l’agriculture familiale en priorisant les bonnes pratiques agricoles, notamment la lutte contre l’érosion des sols, l’agro-foresterie et la diversification de la production agricole, afin d’augmenter les revenus des agriculteurs et valoriser le rôle des arbres fruitiers et forestiers dans l’agriculture locale.

Les communes de Jérémie, de Moron, de Dame-Marie, de Bonbon et d’Abricots, situées dans le Département de la Grande Anse, ont été choisies conjointement par le Ministère de l’Environnement (MdE) et la FAO comme sites d’intervention du projet en raison du niveau de dégradation des terres et de l’impact des activités anthropiques.

Il s’agit d’un renforcement du projet OSRO/HAI/403/UK « Résilience des ménages agricoles dans la Grande Anse », financé par le Département Britannique pour le Développement International (DFID). À terme, le projet veut contribuer à la réduction de la pauvreté, l’élimination de la faim, et à l’amélioration de la résilience face aux changements climatiques dans les écosystèmes fragiles sélectionnés en Haïti.

Une triple approche sera utilisée pour garantir l’atteinte des objectifs fixés, notamment : L’approche participative : la participation des bénéficiaires est au centre de l’action ainsi que l’autonomisation et la responsabilisation des groupes-cibles pour assurer la pérennité des réalisations du projet ; L’approche aménagement intégré des bassins versants : meilleure planification de l’utilisation de terres par les communautés avec une approche intégrée et l’appui des divers secteurs techniques concernés, la gestion durable des terres à travers les techniques et approches permettant de maintenir et restaurer les ressources biologiques, en sols, en eaux et les services de l’écosystème ; L’approche de sécurité semencière : promotion des semences des espèces et variétés adaptées à la région et résilientes aux changements climatiques et aux risques de désastres naturels et permettre aux agriculteurs d’assurer eux-mêmes la disponibilité de semences pour les périodes normales de semis.

Rappelons qu’en Haïti, plus de 50 % du territoire, notamment les zones de pente (30 grands bassins versants ou unités hydrologiques actuellement très dégradées) sont soumises à des risques élevés d’érosion et pas moins de 6% des terres (166,500 ha) seraient actuellement atteintes d’érosion irréversible.





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