Le sénateur du Nord-Est, Jacques Sauveur Jean, a rencontré samedi le président de la République, Jovenel Moïse. Entre autres thématiques, le sénateur dit avoir discuté avec le président de la situation économique du pays, du procès PetroCaribe, et de la question du remaniement ministériel.

En ce qui concerne un éventuel remaniement du gouvernement ; le parlementaire a fait savoir que le président n’avait rien confirmé. Même s’il s’est souvent présenté comme un adversaire farouche du gouvernement en place, le sénateur dit n’avoir agi que dans « le seul intérêt » de la nation ». « Je n’ai rien de personnel contre le président. Je lui ai seulement reproché quelques aspects de sa gouvernance avec lesquels je suis en désaccord, a indiqué Jacques Sauveur Jean. Je concède que cela peut être interprété de différentes façons ; mais en tant que sénateur je me dois de me prononcer sur des aspects pouvant nous aider à redresser certaines choses. Mon devoir et mon rôle en tant que parlementaire est de contrôler l’exécutif, même si cela demande des fois que je prenne des positions publiquement », a-t-il ajouté.

Aux termes des discussions, le sénateur dit avoir décelé chez le président des signes de panique et qu’il serait enclin à lire la conjoncture selon ses propres perspectives plutôt que de se référer aux acquis constitutionnels.

« Dans ma conversation avec le président, je trouve qu’il essaye d’assumer de par lui-même les situations auxquelles le pays fait face, a révélé le parlementaire. Je peine à voir en lui un chef d’Etat qui s’exprime avec des références constitutionnelles. La loi est dure mais c’est la loi. »

« En tant que sénateur, j’aurais préféré rencontrer un homme d’Etat qui me parle avec la constitution en toile de fond », a-t-il ajouté.

D’un autre côté, Jacques Sauveur Jean critique l’attitude du président de la République qui se contente de réunir des personnalités de tout acabit au palais national, en lieu et place d’engager des pourparlers nationaux. « Je constate que le président confond dialogue politique et cajolerie. Le dialogue politique est autre. Elle se fait d’abord avec des hommes politiques, sur un ton politique avec des actions à l’appui. Mais le président rencontre des gens en tête-à-tête pour solliciter leur aide, cela risque de prendre du temps pour concerter avec certaines personnes séparément… entretemps la frustration se généralise », a-t-il analysé.





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