Youri Latortue : le rehabilitateur du sénat haïtien!!
N’en déplaise aux critiques acerbes de nombreux détracteurs, la présidence de l’honorable Youri Latortue au sein du sénat rentrera, de manière remarquable, dans les annales de l’histoire haïtienne. Cette institution qui avait tant perdu en terme d’image et d’attributions a pu faire peau neuve sur sa présidence. Pendant un an de mandat, avec adresse, de la manière et aussi du caractère, l’honorable latortue a amené cette institution, garante de certaines valeurs républicaines, à un niveau digne de n’importe quel autre sénat des grandes républiques démocratiques. Des grognes bien sûr, il y en avait. Des écarts​ et des démarches sombres, il y en avait aussi. Néanmoins, l’expérience du sénateur, son sérieux caractère et sa façon moderne de manager ont eu le dessus sur tout cela et l’ont habilité à relever certains défis et surmonter les embûches qui minaient la république. Grâce à lui, on peut parler du pouvoir législatif comme étant un pouvoir indépendant qui n’est plus l’apanage du palais national ou une forme de prolongement ou annexe de la primature et de qui on reçoit des ordres et instructions subséquemment. Avec aisance, les sénateurs se présentaient presque chaque jour à la chambre haute pour remplir leur devoir en vers la république et accomplir la mission que leur a confiée le peuple haïtien.

L’arrestation de l’élu de la grand’anse, Guy Phillipe a jeté, à un certain moment​, de l’ombre sur le sénat et le doute s’installait aussi sur sa présidence. On murmurait, chuchotait, mais le temps et la sincérité de sa personne ont renforcé son leadership au Sénat tout en lui concédant la prééminence de son statut de président, ce qui l’a permit d’aboutir à la réhabilitation de cette institution. Enfin on s’est rendu compte qu’au-delà de toutes les incertitudes qui ont imprégné son élection à ce poste; après un mandat d’un an, le sénateur a vraiment fait œuvre qui vaille. Le bilan est positif et le Sénat, comme institution, est aujourd’hui plus renforcé qu’avant. Jamais on avait assisté à autant de séances au Sénat de la république; des fois, l’ambiance bon enfant qui siégeait à l’assemblée donnait une impression d’uniformité totale, pourtant il existait pas mal de divergences, mais l’honorable président, tel un bon père, a su toujours trouver la formule idéale pour concilier les groupes opposant.
Chaque attaque, chaque obstacle et chaque crise qui en sont survenus, il est parvenu à les surmonter et il s’en est toujours sorti très grand, encore plus grand que ce que les méchantes langues voulaient faire croire.

Qui ne se souvient pas de l’affaire de taxe “contre la diaspora”? Cette intoxication qui tentait grossièrement de faire croire à tout le monde que le sénateur a fait injonction au président de la république pour imposer à la diaspora une taxe de 10 000 gourdes! Un sénateur qu’ aurait fait une telle injonction! C’est du grand n’importe quoi! Mais, cela a quand même pris de l’ampleur et a valu de nombreuses remontrances, voire licencieuses à l’encontre du Sénateur. Mais en réalité, c’était simplement la face visible de l’iceberg car, la face immergée cachait plutôt une sordide histoire montée de toute pièce par les détracteurs du Sénateur! Ces derniers voulaient, pour des raisons obscures, inciter la diaspora à le prendre à partie. C’est trop honteux et trop mesquin me diriez vous! C’est impensable m’exclameriez vous! Mais, c’est une dure et sombre réalité qui ne doit pas vous déduire et qui, de surcroît, doit vous rendre plus fort et plus déterminé quand vous vous donnez pour objectif de sortir le peuple du torpeur de la politique de deux poids de mesure, édictée et dominée par la corruption systématique de l’État.
En effet, la politique, plus particulièrement en Haïti, est un combat. Et dans ce combat, votre allié le plus efficace est le temps, c’est le temps qui a blanchi le Sénateur de toute suspicion et anéanti ces attaques cybernétiques qui ont émaillé les pages de nombreux abonnés des réseaux sociaux. Et cette information que je m’apprête à vous répéter est une nouvelle pour beaucoup, puisque les bonnes informations ne courent pas aussi vite et ne sont pas aussi appréciées que les mauvaises. Je doute que beaucoup de gens se rappellent que le vote du Sénateur était déterminant pour l’adoption ou le rejet de ce projet de loi; lorsqu’il manquait une voix pour trancher, car il y avait égalité de voix pour et contre à l’assemblée, et à ce moment​ décisif, les circonstances imposaient par le temps lui ont rendu justice, grâce à son vote cette proposition de loi a été rejetée.

À cela il faut ajouter l’affaire Cheramy durant le vote du budget 2017-2018, sans parler de la crise que cela a provoquée. Il n’y avait pas même une lueur d’espoir pouvant porter à croire à une sortie imminente de crise, mais en bon gentleman, il a ramené le calme, et ce qui a permit au Sénat de recouvrer la totalité de sa maturité. Le rapport petrocaribe et la remise en question des mandats des dix sénateurs représentaient deux épines aux pied des pères conscrits. Chacun cherchait à tirer son épingle du jeu en sa faveur. La présidence, les anciens commis, l’opposition; chacun a fait part de sa position selon le rang ou clan auquel il appartient. Une fois de plus, comme un dirigeant responsable, il a su mettre le sénat à la hauteur des circonstances, en imposant le débat, en favorisant la conciliation entre les tendances.

En définitive, il a su donner le cap et donner de bonnes directives pour les bureaux qui viennent, sa présidence a permis a ceux qui hésitaient ​ à croire à son leadership, à le juger à sa juste valeur, à minimiser les ragots des aigris jaloux qui s’acharnaient contre lui à cause de ses expériences et son ascension politiques. Sa capacité et son dévouement pour libérer le pays du joug de la corruption. Pendant un an de mandat à la présidence du sénat, l’honorable Youri latortue a fait du senat ce qu’aucun avant lui n’a réussi à faire, on peut dire que cet homme a la dimension d’homme d’état que la république recherche depuis 1986 pour refonder les institutions étatiques, suivants les prescrits de la constitution.





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