Don Kato

D’après le journal “Le Nouveliste” les acrobaties des parlementaires proches du pouvoir qui appellent l’exécutif à venir avec un budget rectificatif pour calmer l’ardeur de la rue mettent le sénateur de l’Ouest Antonio Chéramy sur ses gardes.

Ce mercredi 27 septembre 2017, à la veille d’une nouvelle journée de manifestation dans les rues de Port-au-Prince contre la très controversée loi de finances dans laquelle il compte prendre part activement, le sénateur de l’Ouest dénonce “ la lâcheté” dont font preuve les sénateurs qui ont voté le document de budget.

Le sénateur qui, en pleine séance, avait déchiré le rapport de la commission Economie, Finances et Budget du Sénat sur le budget se questionne aujourd’hui sur le double jeu que ces parlementaires sont en train de jouer face à la pression de la rue. « Quand j’ai crié au voleur dans la salle de séance, pourquoi ces sénateurs n’ont pas pris conscience et ne m’ont pas soutenu dans la lutte?”, lance l’élu de l’Ouest critiquant le manque d’honnêteté de ses collègues sénateurs qui « veulent aujourd’hui se montrer généreux envers les couches les plus vulnérables alors qu’ils ont voté contre cette catégorie ».

« Les appels à un budget rectificatif, lancés par les parlementaires à l’endroit de l’exécutif ne sont qu’un stratagème pour porter le peuple à accepter l’inacceptable », clame Antonio Chéramy, qui veut tout démolir sur son passage. L’essentiel, selon lui, est « le retrait définitif du budget », vu son « caractère inconstitutionnel.

En faisant un tel retrait, avec quoi va-t-on huiler la machine de l’État? se questionne un journaliste. Pas de souci, le président pourra reconduire le budget 2016-2017, répond le sénateur. Mais dans l’ancienne prévision, il n’était pas question d’augmenter le salaire de certains travailleurs comme les professionnels de la santé, les professeurs et les juges. Antonio Chéramy rétorque en soulignant qu’il ne sera pas mieux dans le budget 2017-2018.

Et pour continuer d’exiger le retrait du budget, Antonio Chéramy annonce qu’il sera ce jeudi aux côtés des manifestants dans les rues de la capitale. Cependant, il se veut clair, son intention n’est pas de réclamer la tête du président Jovenel Moïse mais le retrait pur et simple du budget contrairement à d’autres responsables politiques qui tentent de faire du mouvement un terrain propice pour des revendications purement politiques.





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