Lundi, partit de la SONAPI une marche d’environ 2,000 ouvriers protestataires du secteur de la sous-traitane textile, réclamaient une fois de plus, une augmentation du salaire minimum journalier de 300 à 800 gourdes et de meilleurs accompagnements sociaux, en présence de nombreux policiers qui les ont empêché d’accéder aux usines.

La manifestation qui s’est déroulée sans incident majeur, s’est achevée devant les locaux du Ministère des Affaires Sociales où des centaines de manifestants ont hurlé leur colère au Président Moïse qu’ils accusent de ne pas respecter ses promesses de campagne. Une colère fortement motivée par la hausse des prix des carburants en mai dernier et la montée continue de l’inflation
Plusieurs ouvriers accusaient certains patrons de faire du chantage, en menaçant de quitter Haïti si les manifestations ne cessent pas et que les négociation n’aboutissent pas à une revalorisation raisonnable du salaire minimum.

Prenant part a une partie du défilé, l’ancien candidat défait Jean-Charles Moïse aux côté des manifestants, s’est dit solidaire des ouvriers qui réclament au moins 800 gourdes de salaire minimum et leur a demandé de rester mobilisés jusqu’à satisfaction de leurs revendications.

Rappelons que c’est au Conseil Supérieur des Salaires (CSS) de faire des propositions d’ajustement du salaire à l’Exécutif à qui revient la décision finale. Propositions qui pourraient être soumises à l’Exécutif début juillet.

Dominique Saint-Éloi, qui soutien les revendications ouvrières et est membre du CSS, pointe d’un doigt accusateur les hommes d’affaires, André Apaid, Abraham Félix, Alain Vila et l’entrepreneur Charles Henri Baker qu’il rend responsable de cette crise en ayant refusé par le passé un ajustement salarial en faveur des ouvriers.





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