files.phpA l’occasion du lancement de la caravane de la lecture vendredi dernier par le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Nesmy Manigat, au lycée Jean-Jacques Dessalines de Port-au-Prince, des écoliers et des directeurs des lycées de la capitale ont commenté la nouvelle mesure adoptée la semaine dernière par arrêté présidentiel concernant le port d’un uniforme unique à compter de la rentrée scolaire 2015-2016.

Pour l’élève Abraham Emmanuel du lycée national de Pétion-Ville, le port d’un uniforme unique réduira les risques de violence entre les élèves des différents lycées de la capitale. « C’est un bon départ et nous saluons cette initiative du ministre de l’Éducation nationale », a-t-il dit.

Même son de cloche avec Sheelove Frantz Carlie, élève de philo au lycée Jean-Jacques Dessalines et également l’une des initiatrices de la première édition de la Foire du livre. « Avec cette nouvelle mesure, je pense qu’il n’y aura plus d’affrontement entre les lycéens de la capitale à partir de l’année prochaine », a-t-elle vivement souhaité.

Le président de la classe de philo D du lycée Toussaint Louverture, Kovalsky Sainvil, pense, pour sa part, qu’il était temps pour le ministère de l’Éducation nationale de prendre une telle décision. « Cette décision du MENFP permettra aux écoles publiques du pays de mieux s’unir pour le renouveau du pays, a-t-il dit. C’est une bonne initiative et j’espère que les écoles privées du pays vont emboiter le pas au MENFP. »

De son côté, le directeur du lycée Jean-Jacques Dessalines, Jean-Gérard Fleuriot , a souligné que cette mesure sera un soulagement pour les parents qui vont dépenser moins pour l’achat de fournitures scolaires, surtout. Selon lui, le ministère de l’Éducation nationale va favoriser une réduction substantielle des coûts liés à l’achat des tissus d’uniformes. « Ce sera aussi une opportunité pour le MENFP de participer de manière très significative à la réduction de la violence en milieu scolaire qui ne fait pas la fierté de nos écoles publiques », a-t-il dit.

Le ministre de l’Éducation nationale, Nesmy Manigat, a aussi apporté certaines précisons sur cette nouvelle mesure. Il a ainsi souligné que c’était une décision murement réfléchie qui aura un impact considérable tant sur le plan psychologique que sur le plan économique. Préoccupé par le climat de violence et d’affrontements qui s’installe ces derniers jours dans les écoles publiques du pays, Nesmy Manigat souhaite que cette mesure permettra à tous les élèves des écoles publiques de reconnaître, une fois de plus, qu’ils sont des frères et sœurs et qu’ils n’ont pas le droit de se battre. « Sur le plan économique, cette nouvelle mesure permettra aux parents des élèves de rationnaliser leurs dépenses dans l’achat de fournitures, a-t-il dit. S’ils ne voient pas l’impact au cours de la première année de l’application de cette mesure, ils le verront bien sûr dans les années à venir. »

Est-ce que les écoles privées vont emboiter le pas aux écoles publiques ? Le ministre de l’Éducation nationale a précisé que le MENFP ne peut pas imposer ce choix . « Cependant, nous sommes en pourparlers avec certains directeurs d’écoles privées qui ont manifesté certaines velléités à nous suivre dans cette démarche, a-t-il expliqué. Par ce geste, nous voulons montrer aux jeunes du pays qu’ils appartiennent à la même école et qu’ils doivent travailler ensemble au destin du pays. »

Si au niveau fondamental, c’est l’Etat qui offre depuis quelques temps l’uniforme aux différents écoliers du pays, au niveau secondaire, Nesmy Manigat a souligné que ce sont les parents qui les achètent .





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