files.phpEté 1967, j’essaie de me faufiler parmi les mordus et ardents spectateurs du festival dominical du super jazz des jeunes à Radio Haïti au boulevard Jean-Jacques Dessalines. Au bas de l’escalier, Feu Gérard Deverson lance :” laissez passer le petit.” Rockfeller Jean-Baptiste assure la présentation de l’orchestre dirigé alors par René Saint-Aude. Quelques mois plus tard, quand je reviens visiter “ la station des vedettes, la vedette des stations”, c’est pour rencontrer Marcus ou Bob Lemoine : les vedettes du moment. Dans les années 70, je les retrouve encore réunis à Radio Métropole et mon bonheur, c’était de vivre avec eux l’expérience radiophonique. B L directeur de la programmation, Marcus, directeur de l’information et moi, technicien de studio et chroniqueur sportif à la station de la rue Pavée.

Bob Lemoine, tel que je l’ai connu, c’est un artiste de la radio, un professionnel qui ne dort jamais sans se réveiller avec une idée radio. L’animateur de “Quand Port-au-Prince bouge” et de “Studio 129” des années 70, est une grande gueule qui peut toujours charmer et qui n’hésite pas à bosser jour et nuit pour réussir. De l’émission “La reine de la semaine” à “Olivia” premier long métrage haïtien, pour ne citer que deux de ses oeuvres de divertissement, l’un des avant-gardistes de l’animation radio-télé, diseur, publiciste, homme de théâtre, cinéaste, réalisateur de spots audio et vidéo, excelle dans l’art de convaincre par sa voix. Grâce à une tenue de micro impeccable, une facilité d’élocution, un tempérament de gagnant, BL se révèle un touche-à-tout dans l’art de communiquer.

Chroniqueur sportif à ses heures (souvenez-vous de Munich 74), auteur de la chanson Toup Pou Yo, refrain de lancement du Prémondial 73, celui qui fonde l’USM (Union sportive métropolitaine), l’équipe de football de Radio Métropole, s’illustre comme un gardien de but d’une tenue impeccable, de beaux arrêts mais aussi des flops inédits. Joueur de tennis aussi, il dirige le “Tennis club de Port-au-Prince “dans les années 80. Le fondateur de “Clairimage”, un studio de production télévisuel, avait plusieurs cordes à son arc.





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